Dimanche 9 décembre 2007
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13:13
Kikoo tout le monde,
J'ai commencé à écrire ma première fic et je me fais une joue de la partager avec vous.
J'avais envie d'écrire une petite histoire moi aussi je ne suis pas rentrée dans le cadre de prison break mais j'ai préféré faire une fic sur Wentworth Miller. L histoire commence en 2003 et je
vais remonter dans le temps au fur et à mesure.
Voilà j'en dis pas plus j'épère que ce premier chapitre vous plaira.
Par Soraya
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Dimanche 9 décembre 2007
7
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13:25
Chapitre
1
Il y a 4 ans exactement jour pour jour ma vie a changé, on pourrait qualifier l’histoire de ma vie comme un conte de fée moderne. J’ai fait la rencontre de
l’homme le plus extraordinaire, un vrai prince charmant, mon prince charmant. Si vous avez un peu de temps à m’accorder, prenez une chaise et asseyez-vous tranquillement je vais vous conter mon
histoire.
Je venais tout juste de gagner une émission de télé qui révèle les jeunes artistes, ma carrière de chanteuse commençait à se lancer, mon premier album était bien classé dans le top, donc tout
allait pour le mieux pour moi.
Mon agent Yann Tram avait réussi à me trouver un super plan, enfin d’après lui c’était un super coup de pub et je ne pouvais pas refuser mais, moi, je n’en étais pas aussi sûr. Yann pensait que
c’était le film du siècle, et que je devais participer au projet. Vous allez vous dire "mais je croyais qu’elle était chanteuse ?". Je vous arrête tout de suite,
c’était pour faire le doublage d’un film.
- Allo ! Sophia ça va ?
- - Bonjour Yann ! Oui je vais bien et toi ?
- - Très bien merci. J’ai reçu un coup de téléphone qui pourrait t’intéresser et qui est surtout très intéressant. Il a un super film hollywoodien qui va bientôt sortir en France et il cherche une
jeune fille pour faire le doublage de la voix française d’une des actrices principales, Jacinda Barret. J’ai tout de suite pensé à toi.
- - Jacinda qui ??? Jamais entendu parler !
- - Normal, elle n’est pas connue.
- - Bah pourquoi es-tu aussi excité par l’idée de ce doublage, ce n’est pas comme si je devais doubler Julia Robert. Et même si c’était le cas, je ne
vois pas ce qu’il y aurait d'aussi d’extraordinaire pensais-je.
- - Oui, je sais bien, mais tu ne sais pas tout, elle partage l’affiche avec Antony Hopkins et Nicole Kidman, et tu sais aussi bien que moi que se sont des monstres de Hollywood. Voir ton nom dans
le générique de fin pour la version française, c’est un super coup de pouce pour ta carrière !
Il était tellement emballé par le projet que je ne pouvais lui dire non. Puis en même temps, il avait sans doute raison et ça faisait toujours une expérience en
plus.
Quelques jours plus tard Yann me fit parvenir le scénario du film et je m’empressais d’ouvrir la grosse enveloppe marron que je venais d’aller chercher dans ma boite aux lettres. La première chose
que je vis était le titre écrit en gros sur la page de garde « The Humain Stain » titre original du film, d’ailleurs je le trouve beaucoup plus classe que le titre français « La Couleur du mensonge
».
Je m’installais tranquillement sur mon canapé et commencais à lire le scénario. Deux jours plus tard, je devais rentrer en studio pour commencer le doublage. L’histoire était si passionnante et
touchante que je lus tout d’une traite, j’y passai toute la soirée, je devrais dire toute la nuit, car j'eu juste le temps de poser le livre sur ma table basse que le réveil de mon portable sonna.
Quoi ? Déjà 6h du matin ! Je n’avais même pas fermé l’œil de la nuit une seule seconde.
Une longue journée m’attendait, j’avais tout un tas de rendez vous : scènes, photos et interviews. Le genre de journée ou tu n’as même pas le temps de t’assoir une seconde ou même de manger. Je
devais promouvoir mon nouveau single donc impossible de me décommander. Malgré ma journée surchargée, je n'avais fait que penser à l’histoire de Colman Skills, le personnage principal de « The
humain stain ». Toute sa vie il a gardé le secret de ses origines, je ne savais pas pourquoi ce film m’attirait autant, peut être parce que moi aussi je suis fille d’immigrés et que j’ai aussi été
victime de racisme.
Ma journée terminée, je m’empressai de rentrer chez moi pour pouvoir enfin rattraper ma nuit, afin d’être en forme pour demain, car c’était le jour J. J’étais vraiment excitée de pouvoir doubler ce
film et surtout de pouvoir le voir. Je ne connaissais pas le reste de la distribution, mais d’après ce que j’avais entendu, le cast était vraiment très bon, surtout l’acteur qui interprète le jeune
Colman, mais son nom m’échappait car il n’était vraiment pas commun et franchement même si j’avais réussi à le retenir, ça ne m’aurai pas parlé plus que ça.
Malgré mon excitation je me dépêchais de filer au lit, vu que j’étais exténuée et je savais que demain serait encore une dure journée pour moi.
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Dimanche 9 décembre 2007
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13:30
7h30 mon réveil se mit à sonner. Je me levai sans difficulté et me dirigeai vers ma salle de bains pour me préparer pour cette fameuse journée. Un taxi
m’attendait en bas de chez moi pour me conduire au studio, qui était situé dans le 16ème arrondissement de Paris.
Quand je suis arrivée, la doublure du personnage de Coleman était déjà là. C’était un présentateur d’une chaîne du câble, William Rinato. Après avoir échangé quelques mots nous nous mettions au
travail, nous devions boucler tout ça le jour même. Le lendemain, l’autre équipe de doublage devait prendre notre place, donc il n’y avait pas une seconde à perdre.
La première scène entre Steena, le personnage que je devais doubler, et Coleman se passait dans une bibliothèque. Il observait la jeune fille entre deux rayons. Quand je vis l’acteur qui la
regardait d’un air coquin, je me mis à éclater de rire, un fou rire que je ne pouvais contrôler. William me regarda d’un air de dire « Mais elle est folle ! Je ne vois pas ce qu’il y a de marrant
», à vrai dire avec du recul moi non plus. En fait, je fus choqué de voir l’allure qu’avait l’acteur. Il avait les cheveux crépus, avec une raie sur le coté, chose qu'il ne faut surtout pas faire
quand on a ce type de cheveux ! Cela faisait un peu trop « Charles-Henri troisième du nom ». Encore s’il n’y avait que ça ! Il portait un pull horrible, en laine noire, et son pantalon, je ne vous
en parle même pas ! Il avait un style très ringard, un peu trop premier de la classe. Vous allez sans doute vous dire que je fais trop attention à ce genre de détails et que ce n’était pas de sa
faute : c’est le rôle qui est ainsi. Mais je fus vraiment très surprise de voir Coleman, je ne l’imaginais pas du tout comme cela.
Mon fou rire passé, nous nous remettions au travail. Comme je vous l’ai déjà dit, nous devions finir ce travail le jour même.
Plus nous enchaînions les scènes, plus je trouvais l’interprète de Colman très bon. Il avait la capacité de transmettre beaucoup d’émotion avec ses yeux, qui d’ailleurs étaient très jolis. Il avait
la particularité d’avoir les yeux vérons. Bizarrement il me faisait penser à Steve Mc Queen, pas physiquement mais dans sa manière de jouer.
Nous poursuivions le doublage des scènes sans difficulté, jusqu'à cette scène où Steena dansait pour Coleman, et là encore une crise de rire. La honte ! William devait me prendre pour quelqu’un de
vraiment étrange. Lui était très sérieux dans son travail, rien ne pouvait le distraire, contrairement à moi. Ce nouvel éclat était dû à cet acteur. Il était assis sur sa chaise et admirait Steena
se déshabiller devant lui, comme un enfant devant son nouveau jouet. Il avait vraiment un visage enfantin qui dégageait beaucoup de sensibilité. Je pensais qu’il devait être très jeune, une
vingtaine d’années maximum.
Je repris une bouffé d’air pour reprendre mon sérieux afin de terminer les quelques scènes qui nous restaient.
22h30 je quittais le studio pour rentrer chez moi. Sur le chemin du retour, je me mis à penser à cet acteur avec ce nom que je n’arrivais pas à retenir, enfin prénom, car son nom je le connaissais
« Miller ». Son visage m’était familier, je l’avais déjà vu quelque part, mais où ça ? Justement je ne m'en souvenais plus.
23h enfin à la maison, je partis directement prendre une douche, puis me mettre en pyjama. Avant d’aller me coucher, j'allai faire un petit tour dans ma cuisine, pour donner à manger à mon poisson
rouge Morris. Et tout à coup, je me mis à parler à haute voix : « Ah oui ! C’est dans Buffy que je l’ai vu ! ». Miller avait joué dans un épisode de la saison 2 de « Buffy contre les vampires ».
J’étais totalement fan de cette série avec le beau David Boreanaz. L’épisode dans lequel il avait joué, j’avais dû le voir une dizaine de fois, comme tous les épisodes de la série. Il avait le rôle
de Gage il me semble, et il ne laissait pas Buffy indifférente, mais malheureusement pour elle, à la fin il se transformait en poisson.
Après cette journée riche en émotions, je m’allongeai dans mon lit et je me mis à rire encore une fois seule. C’était plus fort que moi, je repensais à la tête de Coleman avec sa raie sur le coté,
il était trop mignon comme ça.
Mon éclat de rire passé, je fermai mes yeux et m’endormi.
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Dimanche 9 décembre 2007
7
09
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/2007
13:32
3 mois s’était écoulés depuis le doublage en studio. Durant cette période, je n’avais pas entendu parler de ce film, jusqu’au jour où Yann me fît parvenir une
invitation pour le festival de Cannes. Le film n’était pas nominé pour recevoir la palme d’or, mais le cast venait le présenter en avant première.
Quelle surprise ! Je ne m’attendais pas du tout à ça. Dans l’enveloppe où se trouvait le carton d’invitation, il y avait un petit mot de Yann, qui précisait l’heure et la date où nous devions nous
rendre à Cannes. D’un coup ma joie se transforma en panique : Malheur !!! Je devais prendre l’avion ce soir même, à 20h30, mes affaires n'étaient même pas prêtes et il était déjà 16h. Mon agent
était génial, il n’y avait pas à dire, mais il avait le chic de toujours me prévenir à la dernière minute.
Pas une seconde à perdre, je filai chez moi, sorti ma valise et y mis les premières choses qui me passaient sous la main. Tant pis s’il manquait quelques choses, j'allais en France pas dans le
désert de Gobi !
17h30 tout était bouclé, je pris le premier taxi et direction Orly où Yann m’attendait. Dans l’avion, il m’expliqua la journée du lendemain. Pour commencer j’avais rendez vous avec un grand
couturier pour choisir robe, chaussures et accessoires, ensuite chez le coiffeur pour des essais de coupe. Une fois tout cela terminé, j’aurais quartier libre.
23h arrivée à l’aéroport de Nice, où une voiture nous attendait pour nous conduire à Cannes. A peine sortis de la voiture pour entrer dans le Carlton, qu’une meute de paparazzi nous sauta dessus !
Ils prenaient tout un tas de photos sans même savoir qui j’étais, vraiment n’importe quoi !
Après avoir réceptionné les clés de nos suites, Yann me proposa d’aller à une soirée VIP. Je refusai l’invitation car ce genre de soirée n’était vraiment pas mon truc, je ne me sentais pas du tout
à l’aise. Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, je me préparai pour aller à mon rendez vous avec Christian Lacroix pour choisir ma tenue. Je n’avais jamais compris pourquoi les stars
dépensaient des sommes folles pour acheter une robe qu’elles ne mettraient qu’une fois dans leur vie. Si cela ne tenait qu’à moi, je serai allée chez Mango pour m’acheter une robe ... bref.
Quand je suis arrivée dans le local où était entreposées les robes, Nicole Kidman et Jacinda Barret étaient présentes ; elles étaient aussi venues pour trouver leurs bonheurs. Elles m’ont à peine
adressé un mot mais j’eus droit à un joli sourire de leurs parts. Je n’avais pas mis beaucoup de temps pour choisir une tenue, contrairement à elles qui avaient du rester encore un long moment
après mon départ. Une fois toutes mes corvées terminées, oui car pour moi c’était plus une contrainte qu’un plaisir. Je n’arrivais pas à me familiariser avec le monde des strasses et des
paillettes.
J’avais rendez-vous avec Yann pour prendre un verre histoire de se détendre un peu. Je l’attendais dans le hall de l’hôtel, comme à son habitude, il était en retard. Durant mon attente j’ai vu une
multitude de stars internationales : Brad Pitt, Jude Law, Cameron Diaz… C’était vraiment très impressionnant. Yann arriva enfin et nous nous dirigeâmes vers le bar de l’hôtel, et là, grande
surprise, la majorité du casting de « The Humain Stain » était présente, sauf bien sûr Nicole et Jacinda qui devaient être encore en train de chercher leurs robes. Yann me dit de l’attendre cinq
minutes, et il se dirigea vers leur table. Il échangea quelques mots avec le producteur du film. D’un coup il me fit signe de la main pour venir les rejoindre. Je senti une bouffé de chaleur monter
en moi, je ne m’attendais pas dû tout à cela. J’étais tellement timide et impressionnée par ces gens là, il y avait quand même Antony Hopkins dans le lot, ce n’est pas n’importe qui. C’était super
sympa de leur part de nous inviter à partager cette table avec eux. Yann servait d’interprète entre eux et moi car je parlais vraiment mal l’anglais, je n’avais que des notions scolaires.
Au fil de la soirée je me rendis compte qu’il manquait l’un des acteurs, l’interprète du jeune Colman, je me demandais où il était passé et je n’osais poser la question. Je ne savais pas s'il était
à Cannes ou s'il était resté aux États Unis. C’était vraiment dommage car je me faisais une joie de le rencontrer. Son jeu m’avait vraiment séduite, j’aurai bien voulu lui en faire part. Mais bon,
ce n’était pas si grave que ça, si ce n’était pas cette fois, ce sera une autre.
Je commençai à être fatiguée. Je décidai de quitter tout ce beau monde, en les remerciant pour cette super soirée passée en leurs compagnies. Je m’apprêtais à rentrer dans l’ascenseur, quand je me
retrouvai nez à nez avec Miller, enfin c’est l’expression qui dit ça, il était très grand. Lui sortait de l’ascenseur et moi je rentrais.
Il était donc là…
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Samedi 15 décembre 2007
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/2007
10:34
]Après avoir croisé Miller, je n’étais pas redescendue pour le voir. J’aurais sans doute l’opportunité de le revoir le lendemain, et ce fût le cas.
Je ne vais pas vous raconter les détails de tout ce qui précèda notre rencontre. Je pense que vous avez assez attendu et cela venait à dire « j’ai mangé une pomme » et on s’en moque !
J’étais enfin prête pour l’avant première du film. Je me dirigeai vers l’ascenseur pour descendre, ce qui est logique. A peine avoir descendu un étage,
l’ascenseur s’arrêta, une personne avait appuyé sur le bouton.
Et là surprise ! Miller était juste devant moi, (surprise pour moi, pas pour vous, vous vous en étiez
doutés) il était vêtu d’un joli costume noir, les cheveux un peu plus court, avec une coupe un peu à la brosse. Il n’avait rien avoir avec son
personnage. Il était beaucoup plus mignon en vrai. Il me fit un sourire timide.« Wa ! Les dents qu’il a, d’une
blancheur, parfaitement alignées limite on se serait cru dans une pub pour aquafresh »pensai-je. Son sourire était accompagné d’un hochement de la
tête pour me saluer, puis il me tourna le dos.
Les portes se refermèrent. Le treizième étage passé, « Qui a dit que ce chiffre
porte bonheur ?! » l’ascenseur se mit à s’arrêter brusquement. Je me pressai sur le bouton d’appel d’urgence, mais rien ne se passa. La poisse !
On était bloqués !!! « hummm ! Non, ne pensez pas à ça
. Il ne s'est rien passé de pas très catholique, bien au contraire ».
Ni une ni deux, je me dirigeai vers les portes et tapai de toutes mes forces tout en criant « A l’aide ! On est bloqué ! » pendant au moins cinq minutes, mais rien en retour. Contrairement à moi, Miller resta
calme, et comprit rapidement que j’étais en total état de stress. En même temps ce n’était pas si compliqué de le deviner.
Il m’attrapa par le bras, me retourna vers lui, posa ses mains sur chacune de mes épaules et il me regarda en me disant d’une voix confiante :
--Relax! Everything is very well going to take place!
Ok ! En plus d’être bloquée dans un ascenseur, je suis avec un mec qui ne parle pas français. Comme je vous l’ai dit précédemment mon anglais était pas très bon. C’était les trucs basiques que l'on
apprend à l’école genre : « Where is Brian ? Brian is in the kitchen ! »
Après avoir compris qu’il allait falloir être patients, nous nous sommes assis chacun dans un coin, on était l’un en face de l’autre. Il commença à engager la
conversation :
-- Do you speak english ?
--No, my english is very bad but I understand little.
Il me fît un petit sourire du coin de la bouche qui disait : “ ok on n’est pas
déjà dans la *****”. Il commença à se présenter avec un "je m’appelle
Wentworth Miller et suis acteur et toi ?" Voilà c’était donc ça son prénom, Wentworth. Je me demandais bien d’où ce prénom était originaire.
J’étais dans l’incapacité de lui demander. J’avais aussi envie de lui dire « Je sais qui tu es »
mais il m’aurait demandé comment tu le sais, j'aurais été incapable de lui répondre. A mon tour de lui dire qui j’étais. Il m’avait d’ailleurs dit qu’il
appréciait mon prénom. Plus il parlait, plus je trouvais sa voix très jolie. Elle était si douce et calme qu’elle m’apaisait. J’avais carrément réussie à oublier mon stress.
Lorsqu’il me révéla son âge je fus très surprise. Moi qui pensais qu’il avait 22 23 ans je ne m’attendais pas du tout à cela. 31ans, le choc sur mon visage ne pouvait se dissimuler. Il n’avait pas
l’air d’être étonné de ma réaction. Car il m’avait dit « Je sais ! » Il avait continué sa phrase mais je
n’avais pas trop compris. Il avait sans doute du dire qu’on le lui disait souvent.
Plus je le regardais plus je remarquais quelques détails sur son visage, que je n’avais pas vu auparavant. Wentworth avait un grain de beauté sur la tempe gauche, je trouve ça charmant, et une
mèche « rebelle », un pique sur le front. Comme l’actrice qui joue dans « Une nounou d’enfer ». Quand j’étais plus jeune je rêvais d’avoir cette petite mèche, je ne sais pas pourquoi. Il avait
aussi une cicatrice qui coupait sa lèvre du haut, je me demandais bien ce qu’il avait pu lui arriver.
Je commençais à avoir froid. Ma robe était bras nue et je commençais à avoir la chaire de poule, Miller l’avais vu. Comme un parfait gentleman, il se leva, retira sa veste et la glissa sur mes
épaules. Il n’était pas retourné à sa place. Il était resté prés de moi. Bizarrement je ne ressenti aucune crainte, je savais qu’il ne tenterait rien « attention je n’ai pas du tout l'air repoussant en toute modestie bien sûr ». C’était
plutôt un geste protecteur de sa part. En même temps vue notre différence d’âge j’avais juste 18 ans. Je ne pense pas qu’il aurait tenté quoique se soit.
D’un coup l’ascenseur se remit en marche. Ouf ! Nous allions enfin pouvoir sortir d’ici après deux heures d’attente, nous voilà enfin libres. A peine sortie que tout un tas de personnes nous sauta
dessus, ce qui a fait que nous avons immédiatement été séparés. Je ne l’avais plus revu de la soirée.
Le lendemain, j’étais descendue à la réception pour avoir le numéro de sa chambre, pour pouvoir lui rendre sa veste. L’hôtesse me dit « Ah désolée mademoiselle monsieur Miller a quitté l’hôtel ce matin à l’aube » Encore une fois la poisse ne m’avait pas
épargnée. Jusqu'à qu’elle me dise « Mais il a laissé une enveloppe pour vous ».
Il m’avait laissé un petit mot :
« J’aurais préféré vous dire au revoir d’une autre manière, mais j’avais un avion à prendre.
J’espère que vous vous êtes remise de cette petite mésaventure.
En ce qui concerne ma veste, garder la. Qui sait un jour nous aurons l’occasion de nous revoir dans d’autres circonstances.
A bientôt Wentworth Miller »
Ce garçon était vraiment sympa et très poli. Je n’avais pas eu besoin de ce petit mot pour m’en apercevoir, mais il dégageait quelque chose de très mystérieux
en lui.
En tout cas de cette expérience la seule chose que j’eu à retenir c’est que je devais vite prendre des cours intensifs d’anglais!
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Par Soraya
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Mercredi 26 novembre 2008
3
26
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/Nov
/2008
10:34
Un an c’était passé depuis ma mésaventure, je ne suis pas sûr qu’on puisse appeler ça comme cela. A vrai dire depuis j’avais beaucoup pensé à ce jour. Et d’ailleurs
j’avais enfin pris des cours d’anglais mais ça n’était pas tout à fait ça encore, en même temps vu le professeur que j’avais, elle n’était pas du tout commode, elle ne donnait vraiment pas envie
d’apprendre la langue mais j’arrivais à tenir une conversation.
Ma carrière avait décollé je n’étais plus connue à l’échelle nationale mais internationale. D’ailleurs c’est ce qui m’a permis de rencontrer un super réalisateur, un dénommé Brett Ratner. Je
l’avais rencontré lors d’un gala et il aimait ce que je faisais donc il voulait me produire aux Etat-Unis. Wah ! C’est incroyable mais vrai, moi la petite parisienne que je suis, percer dans l’un
des pays numéro un en matière de musique c’est géant ! C’était vraiment la chance de ma vie. Durant cette année j’avais travaillé sur un album en anglais, avec les
plus grands du moment. Pour faire la promotion de cette album, je participais à de nombreuses émissions, remises de prix, premières de films…Et comme une bonne
nouvelle ne vient jamais seul, j’avais revu Wentworth.
Voilà comment tout cela s’était passé : Je vivais toujours en France bien que je commençais à me faire connaitre. Un jour Brett m’appela et me dit que je devais me rendre à New York pour la
première du film Underworld. Ce genre de situation était devenue une routine pour moi. Un coup de téléphone et me voilà dans le premier avion !
Donc revenons à Went (genre ça y est je suis intime avec lui).
Je n’avais pas assisté à la projection donc je ne connaissais pas la distribution. Je suis arrivée vers 22h à l’after. Il avait un tas de monde, des têtes connues et
inconnues. Je n’étais vraiment pas à l’aise dans ce genre de soirée. J’essayais de me faire la plus petite possible. J’avais réussi à trouver Brett dans toute cette foule, il était entrain de
discuter avec un grand brun. Il me vît et me fît un signe de la main et là ce type qui était de dos se retourna et comme par hasard c’était Miller.
Le monde est vraiment petit, plus beau que la première fois, habillé très décontracté avec un peu de gel sur les cheveux. J’étais très surprise de le voir ici, je ne l’aurais jamais imaginé. Je
m’approchais lentement vers eux, je me demandais si il allait me reconnaitre, j’avais changé depuis la dernière fois. Plus j’étais près d’eux plus mon cœur bâtait fort mais je ne comprenais pas
ma réaction. Je me demandais ce qu’il faisait là, j’allais justement le savoir.
Brett s’apprêta à faire les présentations il eut juste je temps de dire « Je te présente Sophia » qu’il le
coupa.
- Oui je sais qui elle est. (Wha. il se souvient de moi !)
- Ah tu connais sa musique.
- Non, on sait vu à Cannes.
Nan, mais je rêve il parle de moi, entre eux ! Comme si je n’étais pas là. J’avais envi de leurs dire Houhou ! Je suis ici mais bon je n’ai pas osé, mais ça m’avait
fait très plaisir qu’il se soit souvenu de moi après un an. Ils avaient enfin compris que j’étais là. Miller me fît un grand sourire qui disait "désolé". Brett nous laissa car il devait aller
saluer d’autres personnes.
Went se mit à dire :
- Oh ! tu parles anglais maintenant.
Le choc il se rappelle même de cela énorme. Je lui dis que oui mais j’en avais encore besoin. D’ailleurs je lui posai la question que je me posais depuis un quart
d’heure. Je pris mon plus belle accent et je lui dis : « Pour quel raison es-tu ici ? » Si j’avais su je ne lui aurais
même pas demandé. Il fût choqué par cette question mais ça l’avait fait rire.
- Ah tu viens à une première d’un film sans le voir c’est du joli !
Comment il a su que je ne l’ai pas vu ?!. En faite il avait un petit rôle dans le film. J’aurais dû m’en douter. Après ces
quelques mots échangés, il me laissa car lui aussi devait aller voir d’autres personnes.
Bon ok ! Je me retrouve seul dans cette immense pièce, tout ce monde avait l’air de bien s’amuser sauf moi. Je me demandais vraiment ce que je faisais ici !
Je décidai d’aller m’assoir tranquillement dans le coin le plus calme. Je restai seul pendant une bonne demi-heure, lorsque Wentworth, vint me rejoindre avec deux coupes de champagne. Je le
remerciai mais je refusai car je ne buvais pas d’alcool. Gentil comme il est, il alla me cherche autre chose à boire.
Et il me dit : Je vois que tu as l’air de bien t’amuser. Je lui fisse un sourire et lui répondis que ce genre de soirée
n’était pas mon truc. Il me confia que lui aussi n’aimait pas trop ça mais qu’il n’avait pas eu le choix de venir. Il me proposa de me tenir compagnie. Je pense que j’avais dû lui faire de la
peine à rester seul. On commençait à parler de tout et de rien. J’étais à l’aise avec lui, d’habitude je n’aimais pas trop parler de ma vie avec des gens que je ne connais pas.
Il m’a mis directement à l’aise, il avait le chic de me faire rire avec son incroyable sens de l’humour. J’avais appris pas mal de chose sur lui, qu’il avait étudié à la prestigieuse université
de Princeton. Je ne connaissais pas les écoles américaine, celle-ci j’en avais entendu parler car dans les films ils font souvent référence à Princeton.
Il avait passé une licence en anglais il était extrememant intelligent. D’ailleurs il m’avait proposé son aide pour mon anglais c’était vraiment sympa de ça part. Il était également passionné de
musiques et pendant ses années universitaires, il avait même voyagé à travers le monde pour chanter a cappella avec un groupe « The Princeton Tigertones ». Visiblement on avait un tas de points
communs : la musique, la timidité, tout comme moi il n’aimait pas la foule et préférait rester seul. Il y avait un bon feeling entre nous et je pense que ce sentiment était partagé.
Je lui confiais que j’allais m’installer à Los Angeles le mois prochain, bon là je ne sais pas si c’est du hasard mais c’est là où il vivait :
- Oh mais c’est génial tu verras tu vas t’y plaire et puis maintenant tu connais une personne qui vit là bas. On aura s’en doute l’occasion de se revoir dans un
cadre plus personnel.
Je l’espérais bien. On avait discuté pendant trois bonne heure même si il y a des moments mon anglais n’était pas correct on avait pu parler plus que la première
fois ! La salle s’était vidée, on n’avait même pas remarqué. Il était l’heure de rentrer. Il me fît un au revoir très chaleureux, à l’américaine comme on voit dans les films et me prit dans ses
bras, en me disant à bientôt à Los Angeles.
C’était un vrai amour. Pouvoir discuter avec un homme de tout et de rien pendant des heures en tout bien tout honneur, c’est vraiment rare. Il était exceptionnel et généralement je me trompe
rarement sur les personnes.
Sur le chemin du retour je m’étais rendue compte de quelque chose : On n’avait pas échangé nos coordonnées comme vais-je faire pour le revoir…
Par Soraya
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